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La chanteuse se produira à Lille et à Lyon avant de revenir sur la scène parisienne de l'Alhambra le 25 juin, jour des célébrations de la gay pride – ce qui n'est pas un hasard selon l'intéressée, très engagée pour la communauté LGBT.
A l'occasion de son imminente tournée, et alors que son quatrième album, "Ultra Ferrer", est toujours dans les bacs, celle que l'on surnomme la Kylie Minogue française a accordé un entretien à myGayTrip.com. Ysa Ferrer revient notamment sur son dernier album, son spectacle mais aussi son engagement pour la communauté gay. Elle nous parle également de ses destinations favorites et nous livre ses bonnes adresses !
"Etre ultra, c'est s'assumer tel qu'on est jusqu'au bout"
Jordan Grevet : Votre nouvel album s'appelle "Ultra Ferrer". C'est quoi, pour vous, être ultra ?
Ysa Ferrer : Etre ultra, c'est aller au bout de ce qu'on a envie de faire sans se mettre de barrière. J'en avais fait une chanson sur mon album précédent qui s'appelait "Sens interdit". Je n'avais pas envie de me limiter à un certain style, à une certaine couleur musicale. Je voulais faire tout ce dont j'avais envie de faire. Etre ultra, c'est ça : s'assumer tel qu'on est jusqu'au bout.
JG : Qu'avez-vous voulu faire sur ce nouvel opus ? En quoi est-il différent des autres ?
YF : Je ne pense pas qu'il soit différent. Je pense que c'est la continuité d'"Imaginaire pur". Maintenant, il y a ce côté "ultra", où je n'ai absolument pas voulu me brider. Je pars dans un côté un peu plus pop-techno, il y a aussi de la pop-dance, de la pop-rock mais aussi des ballades. Quand je construis un album, j'aime bien que ça raconte comme une petite histoire et que ça amène l'auditeur dans une sorte de voyage musical, avec une introduction, puis je me ballade dans plusieurs styles et je finis avec une conclusion.

JG : Peut-on dire tout de même qu'il y a une évolution par rapport à vos albums précédents ?
YF : Oui, j'espère. Une évolution musicale déjà, on s'améliore toujours, c'est normal avec le temps. On murît, les sujets aussi, la couleur musicale aussi. J'espère que je me suis enrichie et que je continuerai à la faire au fil des compositions et des sorties d'albums.
JG : Vous avez collaboré sur le titre "French Kiss" avec Chew Fu, qui a notamment travaillé avec Lady GaGa et Rihanna. Est-ce une manière pour vous d'aller dans la même direction musicale que ces chanteuses ?
YF : Pas nécessairement. C'est surtout pour essayer de toucher quelque chose que, pour l'instant, on ne sait pas bien faire en France et même moi personnellement. Avec Daniel Castano, l'auteur-compositeur qui travaille avec moi, on avait envie de donner à l'album de vraies couleurs dance. Tant qu'à faire, on s'est dit qu'il fallait y aller à fond alors on est allés voir quelqu'un qui faisait vraiment de la dance.