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La Démence ? Cette soirée désormais légendaire réunit chaque mois, au cœur de Bruxelles, entre 2 000 et 3 000 garçons venus de toute l’Europe, pour près de 14 heures de clubbing. Une longévité exceptionnelle dans le monde de la nuit gay.
A l’occasion de cet anniversaire, myGayTrip.com a interrogé le créateur de la Démence, Thierry Coppens. Il évoque ses débuts, il y a 21 ans, les recettes de ce succès, les ravages du GHB dans le milieu de la nuit gay, mais aussi ses projets, notamment une croisière en Méditerranée...
myGayTrip.com : Comment a démarré la Démence ?
Thierry Coppens : La toute première soirée a eu lieu en octobre 89, dans un château transformé en discothèque, près de Courtrai en Belgique. J’étais barman là-bas, et j’ai pris en charge cette soirée, qui s’appelait alors « Le Délire » et qui était une soirée gay, tous les dimanches.
Ca marchait bien mais je sentais qu’on pouvait faire beaucoup mieux alors au bout d’un an, je suis parti, et j’ai organisé ma propre soirée. Je l'ai faite un peu partout en Belgique, avant finalement de trouver un lieu à Bruxelles, une boite latino de la rue Blaesstraat. Le 1er janvier 92, j’ai démarré dans cet endroit qui allait devenir le Fuse, et la soirée est devenue mensuelle. Et 18 ans après, la Démence a toujours lieu au même endroit.
MGT: Et le nom alors ? Comment l’as-tu trouvé ?
TC : Quand j’ai arrêté « Le Délire » et que je suis parti organiser ma soirée, j’ai souhaité un nom qui était proche. Alors j’ai pris un dictionnaire français et je suis tombé sur « démence » et je me suis dit que ce mot était parfati! Parce que la Démence, c’est dément !

Photo © La Démence
MGT : Et comment expliques-tu que la Démence ait toujours autant de succès, 21 ans après ?
TC : Ce qui fait la différence entre la Démence et toutes les autres soirées gay, c’est l’atmosphère. C’est sans doute ça qui explique cette longévité.
Le public est très mélangé, il y a tous les styles, des cuirs, des bears, des musclés, des travelotes, des fashionistas. Il y a tous les âges, de 18 à 65 ans. Et les gens viennent de partout. De Paris, Amsterdam et Cologne bien sûr, avec le train ou les bus. Mais aussi d’Italie et d’Espagne grâce aux vols low-cost.
Tout le monde se sent à l’aise à la Démence car tout le monde s’y retrouve. Et puis comme il y a ce public international, les gens ont le sentiment d’être un peu en vacances.
Bien sûr, il y a aussi le fait que l’équipe est gentille, que le son est bon, que les prix sont bas, mais ce qui compte vraiment, c’est cet esprit « family ».
Et puis il y autre chose : avec toutes les ambiances musicales, les différentes salles, les différents étages, les couloirs, les recoins, tu ne t’ennuies jamais, il y a toujours quelque chose à découvrir.