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Souvent opposée à sa voisine Tel-Aviv, Beyrouth l’orientale possède un indéfinissable attrait. Un magnétisme particulier où le charme suranné des bâtiments en ruine tranche avec les immeubles ultra luxueux du centre-ville, où l’hospitalité de ses habitants se traduit aussi dans une succulente cuisine.
Son histoire tragique a laissé des traces, ses combats fratricides la minent encore, mais la ville et ses habitants se sont relevés. À tel point que la capitale libanaise redevient une destination tendance.
Côté gay, Beyrouth n’est pas en reste. Sans battre pavillon multicolore, des lieux accueillent homos locaux et d’ailleurs, ça drague en plein air, les beaux gosses se matent droit dans les yeux, sans vergogne.
Tanya, Kamal et Firas, trois amoureux de Beyrouth, nous prennent la main et nous font visiter leur ville.
Tanya Hadjithomas, éditrice
« Accaparé par les bâtiments restaurés, le touriste passe parfois à côté des trésors architecturaux et historiques dont regorge Beyrouth. C’est dommage ! Au pied de la colline du Grand Sérail, vous trouverez des thermes romains superbement mis en valeur.
Plus haut, jetez un œil à l’église Saint-Louis des Capucins datant de la fin du 19e siècle. En contournant le Sérail, vous tomberez sur le musée privé Mouawad. Féru entre autres de porcelaine chinoise, de tapis persans et de céramiques syriennes, le grand collectionneur Henri Pharaon a amassé au fil des ans des trésors inestimables. Traversez la rue pour explorer la magnificence du Beyrouth d’antan.
Même à l’agonie, les palais construits par les missions dans le quartier populaire de Zqaq el Blat n’ont rien perdu de leur charme. Et on peut même apercevoir la maison où est née la diva libanaise Fairouz ! »
(Photos © Alfredo Piola)