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Constamment comparée à Barcelone, Madrid possède elle aussi des atouts qui attirent les touristes en général, et les gays en particulier. Si la capitale du royaume d’Espagne, plantée sur son haut plateau, ne possède pas les charmes d’une station balnéaire, elle vaut largement sa rivale par sa créativité et ses fêtes.
D’abord Madrid abrite trois des plus beaux musées du monde : le Prado, équivalent espagnol du musée du Louvre, le centre d’art contemporain Reina Sofia (surnommé Sofidou en référence au centre Pompidou) et le musée Thyssen-Bornemisza qui fête ses 20 ans cette année et qui présente la plus grande collection d’art privé au monde.
A côté de ce triangle d’or culturel, le principal parc de la ville, El Retiro, sorte de Central Park local, est envahi de monde dans les beaux jours. On y croise des familles avec poussettes, des joggeurs en sueur, des amoureux en barque sur le lac et des mecs en goguette. Même si le coin de drague nature réputé à Madrid est plutôt la Casa de Campo, à l’ouest de la ville.
Mais pour goûter l’esprit de la movida, cher au cinéaste madrilène d’adoption Pedro Almodovar, et découvrir la capitale espagnole comme un authentique Madrilène, rien de tel que de flâner dans le quartier alternatif de Malasaña et dans les rues très gays de Chueca. C’est là qu’est née la movida madrilène dans les années 1980, et aujourd’hui encore, c’est là que traîne toute l’avant-garde des créateurs : designers, musiciens, cinéastes…

La Plaza Mayor, dans le coeur du Madrid historique © myGayTrip.com
Au marché de Fuencarral, la rue qui délimite les deux quartiers, les fashion victimes peuvent s’adonner à leur sport favori : le lèche-vitrine. Côté Chueca, les rues Barquillo et Marqués del Monasterio sont le fief des jeunes créateurs. Côté Malasaña, le centre alternatif et hédoniste de Madrid, on s’attend à tout moment à croiser Javier Bardem et Penélope Cruz au détour d’un bar à tapas ou d’une boutique vintage. D’ailleurs, la famille Bardem tient un bar à tapas réputé dans Chueca, la Bardemcilla (Augusto Figueroa, 47).
Car après la movida sociale des années 1980, Madrid en vit une autre, design et gastronomique. En témoignent les nombreux restaurants trendy ouverts depuis quelques années. Ironiquement, beaucoup d’entre eux appartiennent à des Catalans comme le Grupo Tragaluz qui possède les très branchés Bar Tómate (Fernando El Santo, 26) et Luzi Bombón (Paseo de la Castellana, 35) vers le métro Rubén Darío, ou le restaurant Vi Cool du chef étoilé catalan Sergi Arola, sur la très animée calle Huertas.