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Nature et aventure. C’est souvent ce qu’on vient chercher au Chili, étroite bande de terre de 4 200 km de long qui s’étend entre l’Argentine et l’océan Pacifique. Pour votre premier voyage, nous vous conseillons trois escales : Santiago du Chili, la capitale (c’est là que vous croiserez le plus de gays), la Vallée Centrale (qui abrite les vignobles) et la mythique ville de Valparaíso.
Santiago, ville de contrastes
Trépidante métropole de plus de 6 millions d’habitants posée aux pieds des Andes, Santiago ne ressemble à aucune autre métropole sud-américaine. Bien plus sûre que Rio de Janeiro ou Bogotá, bien moins surpeuplée que Mexico, moins colorée que Buenos Aires, Santiago est une ville particulièrement moderne et propre. Ville de contrastes, elle aligne à la fois des buildings modernes de verre et d’acier dans les quartiers huppés de Providencia et Las Condes et des constructions coloniales dans les quartiers bohèmes et branchés de Brasil et Bellavista. La rivière Mapocho divise la ville en deux. D’un côté, le centre-ville, avec le palais présidentiel de la Moneda, où se réfugia Salvador Allende pendant le coup d’État de 1973. De l’autre, le parc métropolitain et le mont San Cristóbal, d’où la statue de la Vierge Marie veille sur la ville.
En contrebas, le barrio (quartier) Bellavista concentre l’essentiel de la vie gay et regroupe quasiment tous les restaurants, bars et clubs gays, lesbiens et gay-friendly. Le Chili n’est certes pas aussi gay-friendly que sa voisine l’Argentine ou d’autres pays latino-américains qui ont adopté le mariage homo, comme l’Uruguay. Si l’homosexualité n’est plus un crime depuis 1998, les mentalités changent lentement. En cause : l’Église catholique, toujours très présente, la culture machiste sud-américaine et le passé de la dictature militaire du général Pinochet.

Le quartier gay friendly de Bellavista, à Santiago © Laurence Ogiela
Cependant, il existe bel et bien une vie gay à Santiago, même si l’activisme y est moins visible qu’à Buenos Aires ou à Mexico. De plus en plus de bars et de clubs deviennent des piliers de la communauté LGBT. Parmi ceux-ci : Bunker, club ouvertement gay bondé tous les week-ends, Bokhara, qui ne désemplit pas non plus, Farinelli, qui organise des spectacles transformistes et le Club Principe accueillent la grande majorité des gays tous les week-ends. Il n’est pas rare que les pistes de danse soient quasi désertes jusqu’à 2 heures du matin, car les Chiliens sortent tard. Quant à la journée, ça drague pas mal dans le parc métropolitain, qui offre en plus une sublime vue panoramique sur la ville avec les Andes en arrière-plan.
(Photo principale : vue depuis le W Hotel Design de Santiago © Laurence Ogiela)
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